Pourquoi Akou existe
Je ne me suis jamais réveillée avec l'envie de fabriquer des tapis.
Je me suis réveillée avec une question.
Une question qui a fini par donner naissance à Akou.
Lorsque l'on me demande ce que je fais, la réponse la plus simple est :
Je crée des œuvres textiles.
Mais cette réponse n'est pas tout à fait juste.
Depuis des années, une même question m'accompagne :
Comment aider quelqu'un à revenir vers lui-même ?
Pendant longtemps, j'ai exploré cette question à travers l'écriture. J'ai cherché à comprendre pourquoi nous avons tant de mal à nous aimer, pourquoi nous passons autant de temps à nous comparer et pourquoi nous oublions parfois qui nous sommes réellement.
Puis un jour, j'ai ressenti le besoin de créer autrement.
Les mots étaient toujours là.
Mais ils avaient trouvé un autre langage.
La laine est devenue ce nouveau langage.
« Je ne crée pas des œuvres pour remplir un mur. Je les crée pour accompagner ceux qui vivent avec elles. »
Pourquoi la laine ?
Parce qu'elle ne parle pas seulement aux yeux.
Elle parle aux mains.
À la mémoire.
À cette sensation de chaleur, de douceur et de réconfort que nous reconnaissons instinctivement, sans toujours savoir pourquoi.
J'aime croire qu'avant même de comprendre une œuvre, nous pouvons déjà la ressentir.
C'est exactement ce que je recherche.
Je ne crée pas des œuvres pour habiller un mur.
Je les crée pour accompagner ceux qui vivent avec elles.
Je crois profondément que les lieux dans lesquels nous habitons influencent notre manière de vivre, de ressentir et parfois même de penser.
Une œuvre ne change pas une vie.
Mais elle peut transformer une atmosphère.
Inviter à ralentir.
À respirer.
À retrouver un peu de paix.
Et parfois, c'est déjà beaucoup.
Je refuse de reproduire une œuvre à l'identique.
Non pas parce que je recherche l'exclusivité.
Mais parce que je crois qu'aucun être humain ne devrait vivre entouré d'une œuvre pensée pour quelqu'un d'autre.
Chaque personne possède une histoire.
Chaque lieu possède une énergie.
Chaque création mérite de naître de cette rencontre.
Vous remarquerez peut-être qu'un œil revient souvent dans mon travail.
On me demande régulièrement pourquoi.
Pour moi, cet œil n'est pas un symbole de surveillance.
C'est une présence.
Une invitation à se regarder avec davantage d'honnêteté.
À se rappeler qu'il existe peut-être quelque chose de plus grand que nous, quelle que soit la manière dont chacun choisit de le nommer.
Et surtout, à se souvenir que nous méritons tous d'être vus dans notre vérité.
C'est peut-être cela, au fond, la mission d'Akou.
Créer des œuvres qui accompagnent.
Des œuvres qui vivent avec ceux qui les accueillent.
Des œuvres qui ne cherchent pas seulement à être regardées, mais qui rappellent doucement qu'il est toujours possible de revenir vers soi.
Merci d'être entré dans cet univers.
Bienvenue chez Akou.
Une œuvre commence parfois par une question.
La prochaine est déjà en train de naître.
— Ryslein Sakouni
Et vous...
Quelle est la question qui a changé votre vie ?
Je serais heureuse de poursuivre cette conversation avec vous sur :